Historique Saint-Eugène

Historique de la paroisse Saint-Eugène

Levée de terre (vers 1960)

En 2008, c’est le 60e anniversaire de la paroisse sous le vocable de Saint-Eugène. C’est la deuxième église, alors située au 6, avenue Sadler, bénite par Mgr G. Cabana en 1948, qui a reçu ce nom en l’honneur du Pape Pie XII (Eugenio Pacelli).

Les débuts de la paroisse sous l’appellation de Chapelle du chemin Sainte-Marie sont très modestes. La première messe est célébrée le 8 février 1942 au 992, chemin Sainte-Marie (angle Oustic), par l’abbé Joseph-Z. Robert. Les paroissiens (220 familles) forment des comités pour prélever des fonds. Le 6 septembre de la même année, l’abbé Rodolphe Bélanger, curé de Saint-Émile, commence son ministère qui durera 14 ans.

Il y a beaucoup d’améliorations dès les premières années : la construction du presbytère actuel, l’arrivée des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe qui ouvrent une classe au couvent, la fondation de la Caisse populaire, la transformation de la chapelle en église-école, et le début des mouvements d’Action catholique et de Croisade eucharistique. En 1948, des huttes d’aviation de Tuxedo sont aménagées en église et en école sur le terrain du stationnement actuel. La dette s’élève à 47 000,00 $.

Lors de la fondation de la paroisse Christ The King en 1955, la paroisse Saint-Eugène (500 familles) devient uniquement de langue française. De nouveaux regroupements s’organisent : les Dames de sainte Anne, les équipes de hockey et de baseball.

Les prochaines décennies se succèdent à coups de bingos, de tirages, de parties de cartes et de soupers paroissiaux dans le but de d’appuyer la construction d’une nouvelle église et de l’école paroissiale où enseignent trois religieuses et trois laïques.

En 1960, l’église actuelle est construite au montant de 85 000,00 $. La première messe est célébrée à Noël par le curé Lucien Turcot qui avait réalisé son projet au prix de sa santé qui se détériorait. L’abbé Odilon Larochelle aide le curé Turcot durant sa convalescence jusqu’à la nomination de l’abbé Félicien Juneau comme 3e curé.

Comme l’abbé Juneau œuvrait dans les mouvements de jeunesse au niveau diocésain, il organise les regroupements scouts et guides dans la paroisse. Le bingo, bien établi, permet des réparations à l’école qui offrait dès 1961 les cours de la maternelle à la 9e année à 250 élèves. En 1965, trente enfants sont confirmés par l’Évêque auxiliaire, Mgr Hacault.

Le prochain curé, l’abbé Ubald Lafond, se dévoue durant 14 ans. Ce sont les années de la réforme liturgique du Concile Vatican II et des rencontres des commissaires des écoles paroissiales (Sainte-Marie et Saint-Eugène) afin d’arriver à leur intégration dans la Division scolaire de Saint-Vital. En 1974, les élèves fréquentent l’École Lavallée.

C’est en 1970 que les religieuses Filles de la Croix s’établissent sur l’avenue Moore et que la paroisse publie son premier album souvenir. Le Club Emma (Mme Emma Lambert est la membre la plus âgée) est organisé pour les aîné.es, et en 1977, c’est le Conseil des Chevaliers de Colomb qui voit le jour.

Le 5e curé, l’abbé Albert Fréchette, arrive en 1979 dans une paroisse en bon état financier. Durant ses sept années comme curé, il implante le Comité paroissial de pastorale (CPP) afin de favoriser le ressourcement spirituel chez les paroissiens, voit au projet de rénovation qui facilite l’accès à tous au sous-sol de l’église, embauche une coordinatrice de la catéchèse et une secrétaire, et invite les gens à parrainer les Vietnamiens en faisant des dons au « Projet Eugène ». En juin 1982, les paroissiens célèbrent le Jubilé d’argent de leur curé. À la suite de la visite du Pape Jean-Paul II en 1984 une croix est érigée au sud de l’église et l’abbé visite les familles. Chaque semaine, les marges du bulletin paroissial sont embellies par les croquis de l’abbé, et ceci avant l’arrivée des logiciels.

L’abbé Odilon Larochelle revient en 1986, cette fois comme 6e curé. Les projets de renouveau inachevés au départ de l’abbé Fréchette sont effectués et la Salle Joseph-Robert est construite sur l’ancien carré de ciment au nord. Le travail du curé auprès des réfugiés sensibilise les paroissiens à la misère dans le monde et plusieurs familles parrainent celles-ci. En 1988, l’abbé Robert Campeau est nommé aide dominical et la Chapelle Cœur-Immaculé-de-Marie (CIM) dépend de nouveau de Saint-Eugène.

En 1989, l’abbé Léonce Aubin est nommé curé. Durant ses neuf années de ministère, l’énoncé de mission, « Rassembler et Redécouvrir », inspire les gens. Les paroissiens appuient le projet de réaménagement de l’église, car la communauté se tourne vers l’avenir pour se rapprocher de l’autel durant ses rassemblements liturgiques. Le «Renouveau» est un temps de réflexion et d’engagement. Une grande équipe pastorale est formée pour administrer et servir : le comité de réaménagement, les conseils des affaires économiques pour Saint-Eugène et pour le CIM, les petites communautés chrétiennes, et les groupes de prières et d’entraide. L’abbé Gilbert Gariépy est l’aide dominical desservant le CIM. Le 3 octobre 1993, la paroisse célèbre son 50e anniversaire avec célébration eucharistique et banquet. Un nouvel album souvenir est publié.

En 1998, 450 familles accueillent le 8e curé, l’abbé Marcel Toupin. Ses cinq années sont marquées par le départ des Sœurs de Saint-Joseph et la démolition du couvent. Le projet de réaménagement se continue avec l’installation du bas-relief comprenant le Christ ressuscité au centre de la Création en arrière-plan de l’autel. C’est l’œuvre de Josef D. Randa (1931-2005). Le séminariste-stagiaire, Gabriel Lévesque (curé actuel de Somerset), siège au CPP, aide aux groupes jeunesse et de liturgie. La paroisse fête le 40e anniversaire de prêtrise de son curé et la célébration eucharistique du samedi soir passe de 19 h 30 à 17 h. Un nouvel énoncé de mission s’inscrit : «Vivre sa foi, s’engager dans le monde». Un album de paroisse est publié. L’École Christine-Lespérance ouvre ses portes à l’automne 2001.

C’est en 2003 que Marcel remplace Marcel. L’abbé Toupin adresse un message à l’abbé Marcel Carrière dans le bulletin du 27 juillet : «[…] Je te vois très bien comme curé de Saint-Eugène et de CIM. Ton dynamisme, ton sens de l’humour et ton savoir-faire seront certainement des atouts dans ton ministère ici. […]» La communauté accueille ce « jeune » prêtre (tenant compte de l’âge moyen du clergé diocésain) comme son 9e curé au début d’août. L’installation des fonts baptismaux et le présentoir pour les saintes huiles complètent le renouveau. Comme ses prédécesseurs, l’abbé Carrière encourage « ce bon monde de Saint-Vital » (citant l’abbé Toupin), à s’engager afin de célébrer notre foi en communauté et à la suite du Christ.

Et que dire de son sens de l’humour! Des objets du quotidien placés en arrière de l’autel sont de temps à autre utilisés durant l’homélie pour aider à passer le message.

10e – L’abbé Kevin Bettens, du 1er août 2009 au 31 juillet 2011.

11e – L’abbé Roland Lanoie, du 1er août 2011 au 31 juillet 2014.

12e – Le père Alphonse Miema Bongo, du 1er août 2014 à présent.

Continuons à célébrer ensemble…